Le mécanisme Audi s’enraye au Mans !!!

Audi r18 e-tron N°7

Trop rapidement affectées par des problèmes techniques, la R18 e-tron N°8 a menée une course anonyme, loin des débats qui ont opposés Porsche et Toyota. Une chose à garder en tête le scénario des 24h00 du Mans n’est jamais écrit à l’avance, ce sont 60 voitures au départ et 44 « seulement » à l’arrivée pour cette 84éme édition !

Le début de course est sous safetycar, pendant prés d’une heure et on ne comprend pas vraiment le choix de la direction de course, la piste s’assèche, les voitures ont de plus en plus d’adhérence  et rattrapent  même les deux « safetycar » ce qui engendre déjà des problèmes pour certain concurrents. La Rebellion n°12, pilotée par Nick Heidfeld, Nicolas Prost et Nelson Piquet Jr, à déjà  souffert en ce départ de course particulier. La raison le moteur n’est pas assez montée en température et a donc effectué un passage aux stands pour réparer ce dernier.

DSC_0084

15h52 : Drapeau Vert  enfin !! Sur une piste presque sèche, la voiture de sécurité a enfin laissé place à la course. Le départ est  donné tant bien que mal, et les Audi se portent bien, talonnent de très près la Toyota et la Porsche. L’Audi n° 8 rentre au stand pour changer les pneumatiques et repasser en intermédiaire tout comme l’Audi n°7.

16h19  l’Audi n°7, qui avait pris la tête de la course après un passage aux stands anticipé pour changer de pneumatiques, est rentrée dans son box, stress pour les fans d’Audi…Le verdict tombe, le turbo est HS !

Après 1h30 de course  l’Audi n°8 et la Porsche n°1 s’échangent la tête de course. Le changement de la pièce prend vingt minutes et Benoit Treluyer repart avec 6 tours de retard et parvient  à remonter en P7 mais toujours avec ses 6 tours de retards. Il faut se rendre à l’évidence, un podium pour l’Audi n° 7 va être très compliqué à moins qu’un miracle ne se produise…

  • Le Top 5 à 16h30 : P1- Audi n°8, P2- Porsche n°1, P3- Toyota n°6, P4- Toyota n°5, P5- Porsche n°2.

Une météo bien capricieuse en ce début de course, la pluie est attendu de nouveau, sur le circuit de la Sarthe d’après les ingénieurs de météo France, espérons qu’ils se trompent!

22H38 : P1 pour la Toyota n°6  toujours en tête P2 et P3 pour les Porsche , P4 pour la Toyota N°5 . Il reste encore 16h00 de course et c’est toujours le suspens à tous les étages ! La fiabilité est vraiment le maitre mot, à 23h12 la Porsche n°1 est dans son box (1h15 pour changer la pompe à eau) et repartira  avec 20 tours de retards .La Porsche n°2 de Romain Dumas est victime d’une crevaison à 4h45.

Une autre chose nous interpelle, c’est la vitesse moyenne des écuries concurrentes qui est supérieur de 2 km/h .Loïc Duval tourne  très bien  avec un rythme soutenu et commet aucune faute pendant la nuit.

Il reste 14 heures de course !!!!

Cela ce fige un peu en P4 pour l’équipage de Duval et P6 pour l’équipage de Treluyer. Nous sommes à mi- course les deux Audi sont maintenant en P4 et P5 et L’Audi n°7 est toujours  à 9 tours du premier, l’Audi n° 8 jongle entre 2 et 3 tours ce qui est d’ailleurs inquiétant, car l’écart se creuse un peu aléatoirement suite à des vitesses moyennes un peu en dessous de la concurrence. À mi course le sort s’acharne sur l’Audi n° 7 qui fait fait un tour complet à 42 km/h mais que ce passe t’il chez Audi ??? C’est une frustration sans nom pour cet équipage qui n’a eu que des malheurs depuis le début de la course. Après un passage dans les stands et un changement de pilote  la voiture n°7 est repartie à la surprise générale.

Il est 06H20 du matin toujours P4 pour l’Audi n°7 et P5 pour l’Audi n° 8 avec le même nombre de tours de retard soit respectivement 12 & 2. L’Audi n° 8 a toujours une chance d’être sur le podium. Depuis 6h30 du matin, c’est un peu l’hécatombe !! La fatigue se fait sentir tant au niveau pilote qu’au niveau mécanique des voitures en sorties de piste pour la Corvette N64, d’autres finissent leur course sur les rails de sécurité assez violemment pour l’Oreca N46 au virage de Mulsane, certaines prennent feux c’est le cas de la CLM N4.

DSC_0240

07h25 La safetycar entre en piste pour que les commissaires remettent la piste en état.

07h48 nous nous posions la question, il faut de la sécurité, certes, mais nous trouvons par moment que ce principe sécuritaire  plombe un peu la course.Mais la direction de course reste seule maitre à bord. L’attente de l’erreur des autres est le seul moyen de prendre un podium.

La N8 de Duval n’est plus qu’a un tour d’écart avec la Porsche n°1, il reste 6h43 de course rien n’est encore perdu bien au contraire. Loïc Duval est rapide avec 3s de moins au tour par rapport à Toyota et Porsche !!! nous y croiyons encore 6h de course.

11h00  Cela semble joué pour une P4 et P5. L’Audi N8 est maintenant à 5 tours du premier et l’Audi N7 de Benoit Treluyer est à 14 tours du premier et quand on sait que les 3 premiers ne sont qu’a moins de 15 secondes d’écart. La malchance se poursuit l’Audi N8 rentre au stands et se retrouve avec 13 tours de retard et l’Audi n° 7 à 15 tours.

 14h30 : Le dernier ravitaillement effectué, Toyota toujours leader

Après l’ultime ravitaillement des deux prototypes de tête, la Toyota n°5 est toujours en tête de la course devant la Porsche n°2. 34 secondes séparent les deux LMP1, un retard que le constructeur allemand ne parviendra probablement pas à combler. Pour cette dernière partie de course, la marque japonaise a confié le volant à son pilote  Kazuki Nakajima.

  • Le Top 5 à 14h30 :P1- Toyota n°5, 375 tours, P 2- Porsche n°2 à 34″P 3- Toyota n°6 à 4 tours, P4- Audi n°8 à 14 tours, P5- Audi n°7 à 18 tours

14h55 : Enorme coup de théâtre, la Toyota n°5 a perdu toute sa puissance !

Presque irréel, promise au succès, la Toyota n°5, pilotée par Kazuki Nakajima, a perdu toute sa puissance dans les derniers instants de course. Elle s’apprêtait à entamer son dernier tour. La Porsche n°2 a facilement refait son retard pour l’emporter sous le drapeau à damiers !  L’Audi n°8 sera finalement sur le podium en 3éme place.

Audi sera-t-elle au mans en 2017 ? Tout laisse à supposer que oui, vu que le contrat de certains pilotes mais ce n’est pas le cas de Benoit Treluyer dont le contrat se termine fin 2016.

Le rendez-vous est donc pris pour les 17-18 juin 2017.

A.F

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*